Je me demande encore quel intérêt tu as pu trouver à dire tous ces mots, toutes ces promesses, toutes ces certitudes, tout ce vent qui est venu me faire frissonner le corps durant ces nuits chaudes d'été. Je me demande encore pourquoi tu en as tant fais, je ne t'ai pourtant obligé à rien, tu étais libre de ne pas m'aimer, il n'y a pas d'infraction à ça, c'était ton droit le plus cher. Je me demande juste pourquoi avoir créé l'illusion la plus parfaite, pourquoi m'avoir faite monter sur tes ailes, pourquoi m'avoir emmené si haut pour ensuite me laisser tomber si fort. J'étais seule durant ma chute vertigineuse, c'est sans remords que tu lâchas ma main sèchement, que tu m'abandonnas sur le bord de ton être. J'eu beau essayé de me rattraper à toi plusieurs fois, ce ne fut que tentatives ratées. Je me demande pourquoi cette chute me parût interminablement longue et douloureuse. Après réflexion je mettrai cela sur le dos de l'ignorance. Car l'inverse de l'amour n'est pas la haine, mais bien l'ignorance. C'est alors lorsque je compris que je n'existai plus en toi, enfin, il serait plus juste de dire que je n'avais jamais existai en toi, que mon ignorance artificielle à ton égard fit son apparition. Elle, ne connut pas la solitude, elle fut accompagné de la tienne, ton ignorance qui elle, été belle et bien réelle, plus vivante que jamais. Ce périple dura bien du temps, temps où ton nom résonnait dans mon âme et où ton image venait se refléter dans mes larmes. J'avais encore trop d'amour en stock à t'offrir pour pouvoir t'oublier aussi vite que je t'avais aimé. Alors, c'est anonymement que je te l'envoyé, il fallait que je me vide de cet amour, il fallait que je me vide de toi. Cela en te peignant sur mes murs chaque nuits, en scrutant chacun de tes gestes, de tes regards noirs, de tes éclats de rires, de tes fréquentations, tu sais, celles qui t'ont détruitent, celles qui ont fait de toi à quoi tu en es réduis aujourd'hui, un camé. J'ai essayé de te remplacer un nombre incalculable de fois, mais ton emprunte était bien trop profonde, aucun autre ne trouvait de place pour se loger dans mon coeur, tu y prenais encore bien trop d'espace. Chaque jour je nourrissais secrètement l'espoir que tu me reviennes, espoir qui disparut au fil du temps, des heures, des jours, des mois, des années perdues à t'attendre. C'est un bonheur mesquin que d'être capable aujourd'hui de pouvoir répondre à toutes mes questions délaissées sans réponses. Ce fut plaisir paradoxal de te dire « Oui. » lorsque tu es revenu, car oui, oui tu en es revenu. Mais ce que tu ne savais pas, c'est que tu avais été mis à la porte de mon coeur, enfin je t'avais vaincu. Et ce fut plaisir de savourer pleinement ma vengeance. A toi, mon amour déçu.